Supérieurs physiquement, les Soviétiques emportent la décision au bout de la prolongation, les Yougoslaves devant se satisfaire d'une nouvelle place d'honneur[43],[44]. Pendant l'été, une nouvelle Coupe des Balkans est organisée, à Bucarest. La compétition est marquée par le jeu révolutionnaire déployé par les Pays-Bas, malgré leur défaite en finale face à l'Allemagne. D'importants mouvements de résistance se développent à travers l'ancien royaume et finissent par remporter la victoire militaire sur les forces d'occupation. Grâce à ses deux victoires initiales, la Yougoslavie termine officiellement à la 5e place du tournoi. D'après la Fédération de Serbie de football, la sélection de Yougoslavie a disputé 511 matchs dans son histoire[Note 14]. La sélection traverse la compétition en touriste[68]. Le groupe sélectionné fait logiquement la part belle aux joueurs du Građanski. En 1968, les Yougoslaves sont tout proches de remporter le championnat d'Europe. La troisième place du tournoi, attribuée par la suite lors d’une petite finale entre les deux perdants des demi-finales, fait l'objet de débats pour cette Coupe du monde. En octobre, une sélection bis[Note 7] remporte pour la première fois le tournoi de football des Jeux méditerranéens, face à la Tunisie[57]. Miloš Milutinović prend la suite de Veselinović. Le professionnalisme étant proscrit des JO, les sélections d'Europe de l'Est, dont les joueurs étaient payés par l’État et donc considérés comme amateurs, ont connu un grand succès olympiques jusqu'au début des années 1980. Inscrite initialement aux qualifications pour les JO de 1968, qui a réduit à cinq le nombre de places pour les pays européens, la Yougoslavie se retire avant son duel face à la Tchécoslovaquie[51]. L'amicale Soko poursuit son développement en nombre et en équipement, jusqu'à ce qu'il paraisse nécessaire de déclarer officiellement ses activités. La sélection va atteindre plusieurs fois la finale des Jeux olympiques : le gardien de but Vladimir Beara, considéré comme le meilleur de l'histoire de la sélection[92], le défenseur Ivan Horvat, le demi Prvoslav Mihajlović, les attaquants Bobek et Boškov, les frères Željko et Zlatko Čajkovski. Elle avait auparavant terminé deuxième de son groupe derrière la RFA (défaite inaugurale contre la RFA, puis victoire contre la Colombie et les Émirats arabes unis) puis éliminé l'Espagne en huitièmes de finale. Les éliminatoires de l'Euro 1988 offrent l'Angleterre comme principal adversaire aux hommes d'Osim. Ce soir-là 1992 c’est à Amsterdam qu’on verra la dernière équipe de l’ex-Yougoslavie foulé une pelouse avant l’explosion du pays et les sanctions qui priveront cette génération dorée de championnat d’Europe et d’autres rêves plus grands. Par la suite, l'équipe qui disputera les qualifications aux Jeux olympiques ne sera plus l'équipe A mais une sélection olympique spécifique[2],[Note 6]. Dans un Stade Maracanã comble, les Auriverde l'emportent logiquement malgré une belle résistance (2-0)[35]. À ses débuts, elle privilégie les rencontres au sein de la Petite entente (Tchécoslovaquie, face à laquelle elle dispute leur premier match respectif, et Roumanie, face à laquelle elle dispute 41 matchs au total), et plus généralement ses voisins géographiques, notamment dans le cadre de la Coupe des Balkans[2]. En poule, la Yougoslavie est mise en échec par l’Écosse (1-1), arrache la victoire face à la France (3-2) puis assure un match nul qualificatif face au Paraguay (3-3). La « fédération démocratique de Yougoslavie » de 1943 a pris le nom officiel de « République fédérative populaire de Yougoslavie » en 1946 puis, en 1963, celui de « République fédérative socialiste de Yougoslavie » jusqu’à sa dissolution en janvier 1992. Lors de la première Coupe du monde en 1930, les Yougoslaves portent un maillot rouge et des bas noirs, avec l'aigle bicéphale des armes du Royaume de Yougoslavie cousu comme écusson[80]. Étant donné les bons résultats du Dinamo Zagreb, vainqueur de la Coupe des villes de foires en 1967, et du Partizan Belgrade, défait de justesse en finale de la Coupe d'Europe des clubs champions en 1966, le sélectionneur s'appuie largement sur les effectifs des deux clubs[2]. Les Italiens, plus frais et renforcés par le retour de Mazzola, s'imposent logiquement (2-0)[53]. Pour la compétition l'équipe est pourtant privée de plusieurs de ses meilleurs joueurs de Croatie, parmi lesquels Maksimilijan Mihelčič, Danijel Premerl et Antun Bonačić[2]. Yougoslavie - Chypre Chypre - Écosse Elle s'arrête au printemps 1992, en raison de la guerre et des sanctions qui s'en suivent prononcées par l'ONU, la FIFA et l'UEFA. Un match d'appui entre les deux sélections est organisé en février 1974 à Francfort, que les Yougoslaves remportent sur un but de Katalinski. Les Serbes s'inclinent 8-0 sans toutefois démériter face une équipe bien plus forte et expérimentée[4]. Fondé en 1954, l'organisme s'inspire du succès de la Coupe des clubs champions européens, lancée en 1955. Le football est introduit en Serbie en mars 1896 par Hugo Buli, de retour d'études en Allemagne où il a notamment joué au BFC Germania 1888. Les Yougoslaves sont éliminés sèchement au premier tour, après des défaites face aux Belges (2-0), aux Danois version Danish Dynamite (5-0) et aux Français de Michel Platini, auteur d'un triplé (2-3)[69]. Les éliminatoires à l'Euro 1984 débutent par une défaite ennuyeuse en Norvège, qui est rapidement distancée. 31 oct. 1990 (AMP) — Qualifications Suède 92: L'équipe de Yougoslavie a gagné sans grande difficulté contre l'Autriche mercredi sur le score de 4 à 1 (mi-temps: 2-1) dans le groupe 4 des éliminatoires du Championnat d'Europe de football. Les incidents à Cardiff vaudront au Pays de Galles une suspension pour l'Euro 1980, peine réduite en appel à l'obligation de jouer à plus de 100 miles de Cardiff pendant quatre ans. Le match à Cardiff est marqué par de graves incidents en tribune, en réaction aux décisions arbitrales[60],[Note 8]. Avec le forfait de la Corée du Nord, cela suffit à leur qualification. La fédération yougoslave ne considère pas le match au Brésil comme officiel et ne l'inclut donc pas dans ses statistiques. En 1933, Boško Simonović passe la main à Branislav Veljkovic. Début 1985, les Yougoslaves partent deux semaines en Inde participer à la Nehru Cup, une compétition internationale amicale dont ils perdent la finale face à l'Union soviétique[70]. Après changement de nom en Serbie-Monténégro en 2003 l'équipe de la FSJ (renommée FSSCG) participe une dernière fois à a la Coupe du monde en 2006 au moment où le Monténégro prend son indépendance (sa sélection nationale sera reconnue en 2007) et où la "Yougoslavie" cesse donc d'exister définitivement. Elle compose seule la délégation représentant le Royaume. L'équipe de l'État indépendant de Croatie s'affilie à la FIFA et dispute une vingtaine de matchs amicaux entre 1941 et 1945[32]. Ni le roi, ni le gouvernement n'ont besoin de m' apprendre cela » Danko Popovic, Livre sur Milutin, Belgrade, 1986. Les Français, qu'ils ont battus en phase de poule, terminent 3es. La période correspond aux dates de premier et dernier match dirigé. Aux Jeux méditerranéens de 1979, organisés à Split, la Yougoslavie remporte une 2e fois la médaille d'or grâce à six victoires de suite, dont la finale face à l'équipe de France « Amateurs » (3-0)[62],[Note 9]. Au gré des années et des compétitions, le maillot évolue dans ses détails et décoration. Les Tchécoslovaques ouvrent la marque juste après la pause. Les sélections aux Jeux méditerranéens ne sont pas comptabilisées officiellement par la Fédération yougoslave de football. La Yougoslavie présente ce jour-là la plus jeune équipe de l'histoire de la Coupe du monde avec 21 ans et 258 jours de moyenne[90]. La Yougoslavie a correspondu à des réalités politiques différentes au XXe siècle. Cette fois la compétition n'est boycottée par aucune grande sélection. Les Croates sortant vainqueurs, le club le plus représenté est le Građanski de Zagreb[8]. Battue par la Tchécoslovaquie et l'Union soviétique, elle termine à la 4e place[63]. Les deux alliés sont notamment invités en juin 1922 pour un tournoi organisé à Belgrade en l'honneur du roi Alexandre Ier de Yougoslavie, qui a pris la suite de son père l'été précédent ; les Yougoslaves y remportent face à la Tchécoslovaquie la première victoire de leur histoire (4-3)[15]. Qualifiés pour les quarts de finale, au printemps 1976, ils prennent le meilleur sur le Pays de Galles, battu 2-0 à Belgrade et tenu en échec au retour. Malgré les difficultés rencontrées lors de la première édition, l'UEFA organise un nouveau championnat d'Europe selon les mêmes modalités. Massacres en Yougoslavie Le drame yougoslave inspire cette réflexion à M. Jean Auger qui nous écrit d’Angers : Tito avait réussi ce tour de force de créer non pas un parti slovène, croate, monténégrin, serbe, bosniaque, macédonien, mais un parti yougoslave sous le nom de Ligue communiste. Les Yougoslaves ouvrent le score par Vujadinović après quatre minutes. Il dissout dans le même élan toutes les organisations, notamment les clubs sportifs, ayant trait à l'ancien pouvoir. JO Barcelone 1992, Yougoslavie : toutes les médailles par sport - L'Équipe. Les matchs de préparation ne sont pas très brillants mais la sélection se rassure en match d'ouverture en résistant aux tenants du titre brésiliens (0-0) puis en atomisant les néophytes du Zaïre (9-0)[59]. L'union des Slaves du Sud, la Yougoslavie, s'est défaite sous nos yeux. Après le mondial, l'équipe dispute deux matchs de gala, à Buenos Aires contre l'Argentine[29] et à Rio de Janeiro contre le Brésil[30],[Note 2]. Réduits à dix après treize minutes de jeu à la suite de la sortie sur blessure du demi Rudolf Rupec[9], ancien international autrichien[10], les Yougoslaves s'inclinent lourdement face à des Tchèques au jeu beaucoup plus fluide (0-7)[11]. Opposés aux mêmes concurrents pour le compte des éliminatoires de l'Euro 1980, les Yougoslaves s'inclinent une nouvelle fois contre l'Espagne à Belgrade en ouverture puis en Roumanie. À défaut de championnat d'Europe, la sélection dispute en 1980 face à la Roumanie la finale de la dernière édition de la Coupe des Balkans, relancée quelques années plus tôt. Il faut quatre finales olympiques à la Yougoslavie pour enfin remporter la médaille d'or en 1960. Choix d'une saison : ... Palmarès. Tenus en échec par l’Écosse puis battus par leurs hôtes, ils se qualifient pour la petite finale en dominant la Tchécoslovaquie. Après deux matchs nuls 1-1 à Belgrade et à Colombes, un match d'appui est organisé à Florence, que les Yougoslaves remportent après prolongation (3-2) grâce à un but décisif de Željko Čajkovski[Note 3]. Blagoje Marjanović, longtemps meilleur buteur de la sélection avec 36 buts en 57 matchs entre 1926 et 1938, est une vedette d'avant-guerre. Tenus en échec à Belgrade, ils s'inclinent à Moscou (3-0) et sont éliminés. Josip Skoblar fait alors ses débuts en attaque ; il sera en 1971 (quatre ans après sa dernière sélection) le premier Yougoslave à remporter le Soulier d'or européen en 1971, alors qu'il porte les couleurs de l'Olympique de Marseille. De son côté la République fédérative socialiste de Yougoslavie démantelée est réformée autour de la Serbie et du Monténégro et devient la République fédérale de Yougoslavie. À partir de 1930 et à l’exception notable du Croate Ante Mladinić au milieu des années 1970, les sélectionneurs lors des compétitions internationales sont toujours issus de la communauté serbe, et cela jusqu'en 1986. Après-guerre, la Yougoslavie dispute quatre finales olympiques consécutives, entre 1948 et 1960, un fait unique dans l'histoire de l'épreuve olympique de football. Fiche détaillée de la pièce 100 Dinara, Yougoslavie, avec photos et gestion de votre collection et des échanges : tirages, descriptions, métal, poids, valeur et autres infos numismatiques Le tirage au sort lui fait affronter l'Allemagne, championne du monde en titre, à Belgrade. En finale, ils s'inclinent face à une équipe de Hongrie virtuose, le fameux « Onze d'or hongrois » qui éblouit les observateurs[38]. À partir de sa construction, le Stade de l'Étoile rouge accueillera les principales affiches, notamment la demi-finale de l'Euro 1976 perdue par la Yougoslavie. Un groupe très proche atteint la finale de l'Euro 1960 mais s'y incline[95]. Le premier match entre les deux pays, sur fond de tension politique croissante entre Tito et Staline, les dictateurs des deux pays, s'achève sur un spectaculaire match nul 5-5. Les éliminatoires pour l'Euro 1992 sont une formalité, seulement entachée par la victoire du Danemark à Belgrade qui répond à celle des Slaves à Copenhague. En poule, ils remportent une victoire facile sur le Maroc puis sont battus par la Hongrie après un match hyper spectaculaire (5-4 à la pause, 6-5 à la fin de la rencontre). Cette défaite est vécue comme un drame au sein du football yougoslave[2]. En 1986, la FIFA publie un classement rétrospectif de toutes les Coupes du monde en se basant sur le nombre de points marqués et sur la différence de buts des équipes lorsque celles-ci avaient atteint le même tour. Pour son premier match officiel, le 28 août 1920, la sélection affronte la Tchécoslovaquie, qui aligne dix joueurs du Sparta Prague. En 1905, les lois du jeu sont traduites en serbo-croate, contribuant ainsi au développement du sport dans la région[4]. Dix jours avant la compétition, les Yougoslaves sont exclus de l'Euro[76]. C'est la victoire des aiglons (surnom de l'équipe pendant la Yougoslavie royaliste) contre la Bulgarie qui lança un financement de don des Belgradois, les joueurs du BSK avaient fait un retournement de situation en deuxième mi-temps qui avait provoqué un énorme enthousiasme de la ville blanche (Belgrade signifie "la ville Blanche")[Quoi ? Ils n'ont cependant pas le temps de s’appesantir car dès octobre 1964 ont lieu les Jeux olympiques de Tokyo, auxquels la Yougoslavie se présente en tenant du titre. Quelques semaines après l'armistice, le 1er décembre 1918, le Royaume de Serbie, l'État des Slovènes, Croates et Serbes et le Royaume du Monténégro se rassemblent au sein du Royaume des Serbes, Croates et Slovènes[6]. Défaite en 1948, 1952 et 1956, elle remporte finalement la médaille d'or en 1960. En août 1920, un tournoi de football est organisé dans le cadre des Jeux olympiques à Anvers (Belgique). Le dernier match joué à domicile par la Yougoslavie, en mai 1991, est organisé au Stade de l'Étoile rouge, comme lors des précédents matchs qualificatifs pour l'Euro[88]. Cette année-là, il est nommé meilleur joueur du championnat d'Europe et termine 3e au classement du Ballon d'or[97]. La sélection est alors basée en grande partie sur l'effectif du FK Partizan Belgrade, champion national en 1947, et notamment son attaquant vedette Stjepan Bobek. Dès lors cet article est consacré à l'équipe de Yougoslavie de 1920 à 1992, l'équipe qui lui succède dénommée aussi équipe de Yougoslavie ou équipe de RF Yougoslavie est la future équipe de Serbie-et-Monénégro. Mais le gardien de but argentin Goycochea sort les deux derniers tirs yougoslaves et qualifie les siens[75]. Au second tour ils ne font pas le poids face à l'Allemagne, pays hôte (0-2), la Pologne, championne olympique (1-2), et la Suède (1-2). Chypre - Norvège Yougoslavie - France Le sélectionneur Pandaković laisse de plus sa place au Serbe Boško Simonović à quelques semaines de la compétition. Les sélections de Yougoslavie ont souvent brillé par leur jeu vif et offensif, pratiqué par des joueurs d'un haut niveau technique ; souvent gâché au plus haut niveau pour des raisons extra-sportives, tenant à la situation du pays : scepticisme, individualisme, vanité[83]. Les sélections de Yougoslavie et du Brésil nourrissent également une relation particulière, née lors de leur première confrontation lors de la Coupe du monde de 1930. Avec 85 sélections de 1964 à 1979, Džajić détient le record du nombre de capes avec la Yougoslavie.